Accoudé au bord de la fenêtre
je te regarde petite hirondelle
perchée sur une branche d'hêtre
fragile, délicieuse et si belle.
Il fera toujours beau pour toi
c'est comme un ciel breton
nuageux à ce que l'on croit
percé par le soleil et ses rayons.
Vas-tu me fredonner ma douce
une petite romance une mélodie
me donner peut-être la frousse
qu'après tu ne t'envoles ma mie.
Lorsque nos regars se croisent
à la fois rieurs et mélancoliques
tes yeux aux couleurs de l'iroise
me rendent modeste voire pudique.
Ton joli minois plein de charme
éclairé parfois d'un sourire ravageur
qui m'ensorcelle et me désarme
ne perdra jamais de sa fraîcheur.
Toutes ces années qui ont passé
amour délicat mais si sincère
aurions nous pu nous en lasser
et composer une farce vulgaire.
Les épreuves n'ont rien entaché
affrontées ensemble et sans faille
instants difficiles et tourmentés
troublant, provoquant des chimailles.
Le bonheur multiplié par quatre
avec nos enfants tous si différents
on les a laissé librement s'ébattre
et devenir presque tous indépendants
Une légère brise ébranle mon coeur
l'hirondelle s'est évanouie dans l'azur
il est temps de rejoindre ma fleur
et de faire que tout cela perdure.
TON JEAN-LUC
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